Diforc'hioù etre adstummoù "Carlos II Spagn"

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[[File:Juan de Miranda Carreno 002.jpg |thumb| Carlos II, [[Roue Spagn]]]]
 
'''Carlos II''' (1661-1700), (''el Hechizado'') a oa [[roue Spagn]] ha diwezhañ roue spagnol eus [[Tiegezh HabsbourgHabsburg]]. Roue
 
 
==E vuhez==
Ganet e oa e Madrid ed'ar miz[[6 a viz Du]] 1661. Mab e oa da [[Felipe IV]] ha d'e bried [[Maria Anna Aostria (1634-1696)]]. <br />
 
Mervel a reas e dad e 1665. Anvet e voe Carlos da roue neuze, da bevar bloaz. E vamm a oa rejantez e-kerzh e vugaleaj. D''Roue ar Spagnoù, an Indez,oad-se Naplez, Sardigna, ha Sikilia'',eo e oa, ha [[dug Bourgogn]] ha [[dug milano|Milano]], soveren an [[Izelvroioù spagnol|Izelvroioù]], entre 1665 ha 1700, goude marv e dad [[Felipekrogas IV]].<brda />gaozeal
<ref>[http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/04/16/juan-carlos-fils-de-bourbon-est-sauve-par-ses-genes_1181502_0.html Juan Carlos, fils de Bourbon, est sauvé par ses gènes], ''[[Le Monde]]'', 16 avril 2009.</ref> .
E vamm a oa rejantez e-kerzh e vugaleaj. ''Roue ar Spagnoù, an Indez, Naplez, Sardigna, ha Sikilia'', e oa, ha [[dug Bourgogn]] ha [[dug Milano|Milano]], soveren an [[Izelvroioù spagnol|Izelvroioù]], entre 1665 ha 1700, goude marv e dad [[Felipe IV]].<br />
E 1675 e voe roue da vat, da bevarzek vloaz.
 
Fall e oa e yec'hed, ha krediñ a raed e oa ur mallozh warnañ, marteze a-berzh an diaoul e-unan, abalamour da se e oa bet anvet 'el hechizado'', an den sorset. Hiziv e soñjer eo ar genwadelezh en tiegezh an hini zo kaoz ma oa klañvidik ha, dic'houest da gaoutgaozeal bugale.a-raok Abalamoure mabevar n'hallebloaz, ket kaout hêrda ebetvont e savas bec'h ha tabut-unan a-raok e varveizh vloaz, ha goude.da Gantañgaout e varvas Tiegezh Habsburg Spagnbugale.
 
 
Abalamour ma n'halle ket kaout hêr ebet e savas bec'h ha [[tabut]] a-raok e varv ha goude. Gantañ e varvas Tiegezh Habsburg Spagn.
 
[[Image:Charles II of Spain.jpg|thumb|left|150px|Carlos II pa oa 10 vloaz. ]]
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=== Kenwadelezh ===
 
 
 
<ref>Pour illustrer l'extraordinaire consanguinité de Charles {{II}}, il suffirait de dire que <u>tous</u> ses arrières-grands-parents descendaient soit de Charles-Quint et de son épouse [[Isabelle de Portugal (1503-1539)|Isabelle de Portugal]] qui était aussi sa cousine germaine, soit de [[Ferdinand Ier du Saint-Empire|Ferdinand {{Ier}}]], le frère de Charles Quint, parfois des deux et souvent plusieurs fois. Ainsi son grand-père [[Philippe III d'Espagne|Philippe {{III}}]] était à la fois petit-fils et arrière-petit-fils de [[Charles Quint]], et l'autre grand-père de Philippe {{III}} était le neveu de Charles Quint, marié à sa fille. Enfin sa mère [[Marie-Anne d'Autriche (1635-1696)|Marie-Anne d'Autriche]] était la nièce de son père [[Philippe IV d'Espagne|Philippe {{IV}}]]. Le site [[Roglo]] indique qu'il descendait de 14 façons différentes de [[Philippe le Beau]] et [[Jeanne la Folle]]</ref>
 
 
 
 
 
 
et marcher avant l'âge de 8 ans. Ceux qui l'ont approché ont décrit cet enfant comme charmant de par ses beaux cheveux blonds, mélancolique à cause de son attitude triste, mais idiot à cause de sa très faible compréhension. À 10 ans il ne savait toujours pas ses lettres{{Référence nécessaire||date=août 2010}}. Il est mort sans descendance, éteignant avec lui la branche espagnole de la maison des Habsbourgs. Son surnom d'''El Hechizado'' (l'ensorcelé) reflète la croyance populaire de l'époque selon laquelle ses troubles physiques et mentaux étaient causés par de la sorcellerie ou par une possession démoniaque. Des témoignages prouvent aussi que lorsque Charles II était indisposé, il était sujet à des crises d'épilepsie de type grand mal. Le taux de consanguinité de son père Philippe IV était de 0,113 (ses parents étaient cousins et petit-cousin/grand-cousine), celui de sa mère [[Marie-Anne d'Autriche (1635-1696)|Marie-Anne d'Autriche]] de 0,157 (ses parents étaient cousins), et celui de Charles II atteignait 0,254, un taux rarissime, car il était le fruit d'un des trois mariages oncle-nièce de son ascendance (14 trajets de descendence à partir de [[Philippe le Beau]] et [[Jeanne la Folle]])<ref>Vérifications sur la base généalogique [[Roglo]]</ref>. Il était également atteint de prognathisme, et sa langue était disproportionnée, ce qui faisait qu'il bavait énormément, et qu'il était difficile de comprendre ce qu'il disait. Dans ses dernières années, il tenait très mal debout et avait de grosses hallucinations, ses crises d'épilepsie s'accentuèrent également. Il était impuissant, il n'avait absolument aucun poil sur le corps, sa puberté n'ayant pas eu lieu à cause du syndrome de Klinefelter. Il était hérédosyphilitique, ce qui fit qu'il eut de graves problèmes neurologiques en plus de l'épilepsie, il eut les plus pénibles troubles dans les dernières années de sa vie (hallucinations, perte de conscience, crises d'épilepsie grand mal, saignements nasaux). Il mourut dans de grandes souffrances, avec des migraines quasi-permanentes, particulièrement douloureuses<ref name="Historia">http://historia.fr</ref>.
 
=== Règne ===
[[Fichier:Carlos II, con armadura .jpg|thumb|200px|Charles II d'Espagne en armure]]
Proclamé roi en [[1665]], sous la tutelle de sa mère [[Marie-Anne d'Autriche (1635-1696)|Marie-Anne d'Autriche]], Charles monta sur le trône en pleine lutte entre Marie-Anne, [[Juan José d'Autriche]] (fils bâtard de [[Philippe IV d'Espagne|Philippe {{IV}}]]), Valenzuela et le cardinal [[Johann Eberhard Nithard|Nidhard]]. La destinée de ce prince faible fut d'être sans cesse gouverné : il le fut d'abord par sa mère, puis par don [[Juan d'Autriche]], son frère naturel ; par sa femme, [[Marie Louise d'Orléans]], et enfin par ses ministres.
 
Appuyé par la noblesse, don Juan José marcha sur [[Madrid]] et prit le pouvoir en [[1677]], mais mourut abandonné deux années plus tard. Comme Charles était incapable de gouverner seul, il était aidé par le [[Juan Francisco de la Cerda|duc de Medinaceli]] (1680-85), le [[Manuel Joaquín Álvarez de Toledo-Portugal y Pimentel|comte d’Oropesa]] (1685-91 et 1695-99) et le cardinal [[Luis Manuel Fernández Portocarrero|Fernández de Portocarrero]] (1699-1700).
 
Pendant cette période le roi fit deux mariages, avec [[Marie Louise d'Orléans]] (morte en 1689) et [[Marie-Anne de Neubourg]] ; le désespoir de la cour de ne pas avoir d'héritier alla jusqu'à faire exorciser le roi. Voyant que celui-ci mourait sans descendance, plusieurs pays étrangers dont la France et l'Autriche commencèrent leurs manœuvres pour placer un prince de leur lignée : l'[[Autriche]] défendait les droits de succession de l'archiduc Charles (le futur empereur [[Charles VI du Saint-Empire|Charles {{VI}}]]) pour tenter de récupérer l'héritage des Habsbourg et éviter les tentations hégémoniques de la France. Mais [[Louis XIV de France|Louis {{XIV}}]] manœuvra habilement pour empêcher la reconstitution de l'empire de [[Charles Quint|Charles {{Ier}}]] et pour convertir l'Espagne en un territoire satellite ; avec la [[Paix de Ryswick]], de [[1697]], il fit des concessions à l'Espagne et avec l'appui de la cour de Madrid, Charles désigna Philippe d'Anjou, petit-fils de Louis {{XIV}}, comme héritier (deux testaments antérieurs en faveur de [[Joseph-Ferdinand de Bavière]] restèrent sans effet puisque ce dernier mourut en [[1699]]).
Le règne de Charles {{II}} fut catastrophique pour l'Espagne, sur le plan économique. La corruption était présente partout, les hommes au pouvoir étaient incompétents et peu intéressés par les affaires du pays. L'armée connaît également ses heures les plus sombres avec les nombreuses défaites dans les guerres entreprises contre la France.
 
=== Une succession disputée ===
[[Fichier:Charles II Schloss Rohrau.jpg|200px|thumb|Portrait du jeune Charles II d'Espagne par Juan Carreño de Miranda (1614-1685)]]
Avec la mort de Charles en novembre 1700 débuta une longue [[Guerre de Succession d'Espagne|Guerre de Succession]] (1701-14) qui vit s'affronter les partisans de l'archiduc (appuyé par l'[[Autriche]], l'[[Angleterre]], le [[Portugal]], les [[Provinces Unies]] des Pays-Bas, la [[Prusse]], la [[États de Savoie|Savoie]] et [[Hanovre]]) contre ceux de Philippe d'Anjou, petit-neveu de Charles qui, appuyé par la [[France]], s'imposa finalement comme roi d'Espagne sous le nom de [[Philippe V d'Espagne|Philippe {{V}}]], grâce à l'élection de l'archiduc Charles à la tête de l'[[Empire germanique]], instaurant sur le trône une branche de la [[Maison de Bourbon|Maison des Bourbons]] et posant le problème de la [[Succession au trône de France]].
 
=== Analyse du règne de Charles {{II}} ===
La faiblesse du pouvoir réel sous le règne de Charles {{II}} née de l'incapacité de celui-ci fut la cause de la décadence de la [[maison de Habsbourg en Espagne]]. Les guerres soutenues contre la France se soldèrent par des déroutes successives : cession de la [[Franche-Comté]] avec la [[Paix de Nimègue]] (1678), perte du [[Luxembourg (pays)|Luxembourg]] avec la [[trêve de Ratisbonne]] (1684), invasion française de la [[Catalogne]] (1691)… Le [[Traités d'Utrecht (1713)|Traité d'Utrecht]] (1713), qui mit fin à la Guerre de Succession, peut être considéré comme l'apogée de la décadence puis, à l'installation d'un Bourbon sur le trône d'Espagne, les Autrichiens et les Anglais exigèrent des compensations territoriales au détriment de l'Espagne qui perdit ses possessions dans les [[Pays-Bas]] et en [[Italie]] (qui sont passés à l'[[Archiduché d'Autriche|Autriche]]), [[Gibraltar]] et [[Minorque]] (à l'[[Royaume d'Angleterre|Angleterre]]).
=== Personnalité ===
Sur le point de la personnalité, Charles II était un homme sincère, rieur et gentil, un peu égoïste mais capable de générosité. Il était assez enfantin de caractère, sûrement dû à son syndrome qui cause un grave retard mental. Ce roi d'Espagne parlait mal l'espagnol et parlait le plus souvent en français, et il avait de fragiles bases en allemand. Nous n'avons aucune page écrite de sa main car il ne savait ni lire ni écrire. De toute façon, ses paroles était souvent incompréhensibles. Les savants d'aujourd'hui estiment qu'il était incapable de se concentrer sur la moindre chose. Il n'avait quasiment pas la notion du temps, de l'argent et de ses possessions territoriales. Toutefois, il s'agissait d'un excellent escrimeur, réputé dans toute l'Europe, sa taille fine et sa grande taille pour l'époque (1m92) étant des atouts. Il détestait les Camisards, et le roi d'Aragon. Ses longs cheveux étaient naturels car le fait de se faire mettre une perruque lui faisait peur. Il n'aimait pas voir les mains de quelqu'un au-dessus de sa tête car il craignait qu'on l'étrangle<ref>http://personnalité de Charles II.fr</ref>. C'est avec sa seconde femme Marie-Anne de Neubourg, femme égoïste et colérique, à laquelle il ne pouvait rien refuser, qu'il fera le plus de crises d'épilepsie avant les complications de ses derniers mois. En effet, Charles II, très patient, subissait les accès de colère de sa femme, ce qui le contrariait fortement (la contrariété étant un des plus fréquents déclencheurs de l'épilepsie). Charles II fut le plus touché par cette maladie parmi l'ensemble des personnalités historiques qui en furent atteintes. Il avait de plus la [[syphilis]] de manière héréditaire, ce qui provoqua une fragilité encore plus grande de ses méninges et favorisa les souffrances de ses derniers jours.
 
=== Circonstances de sa mort ===
En 1696, Charles II a 35 ans, et c'est vers cette époque que ses crises d'épilepsie se multiplient. Il en fait à cette époque, six par jour, dont au moins une très forte (dans les deux derniers mois, il aura en moyenne vingt cinq crises dont trois seront très graves). L'année suivante, l'état du roi se complique : il est atteint d'hallucinations, qui selon les témoignages lui faisaient voir des créatures démoniaques. En 1698, il commence à avoir de très fortes migraines, et commence à délirer. Sous le coup d'une de ses hallucinations, il tue un courtisan, le prenant pour un loup. En 1699, Charles ne sort presque plus, ses migraines sont quasi-permanentes, et il saigne très régulièrement du nez. Enfin en 1700, le roi a de plus en plus de mal à se tenir debout et à parler. Finalement, le 1{{er}} novembre 1700 à 11h15 du matin, Charles II meurt, cinq jours avant ses 39 ans, à la fin d'une agonie entrecoupée de délires<ref name="Historia"/>.
 
 
 
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==Dimezioù==
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