Diforc'hioù etre adstummoù "Pindaros"

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[[Image:Pindar statue.jpg|thumb|right|200px|Delwenn Pindaros, eilet diwar ur skrid orin eus ar {{Vvet kantved kent. J.-K.}}, [[Mirdi broadel hendraouriezh Naplez]]]]
 
'''Pindaros''' (Πίνδαρος / ''Píndaros'' e [[gregach]]) a oa ur barzh [[Hellaz|hellazat]], ganet e Kinikefalos, Beotia e [[-518|518 kent JK]], ha marvet en Argos e [[-438|438 kent JK]]. Brudet eo e [[telenngan|delennganoù]].
 
== E vuhez==
 
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Les éléments biographiques que nous possédons sur lui sont minces, malgré les six ''Vies'' laissées par l'Antiquité.
 
Selon la tradition, il est membre d'une famille aristocratique. Il naît en [[-518|518]] à Cynocéphales, en Béotie. Dans le fragment 193, il évoque « la fête quinquennale / escortée de bœufs où pour la première fois / je fus couché, choyé dans mes langes » — cette allusion aux [[jeux Pythiques]] nous montre qu'il naît au mois d'août ou de septembre. Dans sa V{{e}} ''Pythique'', il semble affirmer qu'il est un membre des [[Égéides]] et il témoigne d'une sympathie particulière pour les institutions [[Doriens|doriennes]]. Sa famille possède une maison à Thèbes, où Pindare habitera souvent par la suite. [[Hérodote]] fait de lui l'élève de [[Lasos d'Hermione]]. À [[Athènes]], il a également comme professeur [[Agathoclès]]. Il entre jeune dans les concours de poésie, où il est battu par [[Corinne de Tanagra]]. Celle-ci lui conseille alors de « semer à pleines mains, non à plein sac ».
 
Sa première ode, la X{{e}} ''Pythique'', est composée à l'âge de 20 ans. Elle célèbre la victoire du [[Thessalie]]n Hippokléas au double stade, ainsi que la famille de l'athlète, les [[Aleuades]]. Très vite, il devient un poète renommé. En [[-490|490]], il compose sa VI{{e}} Pythique en l'honneur de Xénocrate, frère de Théron, futur [[tyran]] d'[[Agrigente]]. En [[-480|480]], les [[Perses]] envahissent la Grèce. Thèbes transige avec l'ennemi. Sans doute Pindare suit-il la politique de sa région natale, car c'est [[Simonide de Céos]] qui célèbre la victoire de [[Salamine]].
 
Loin de se limiter au théâtre local, il s'attache à différentes cours aristocratiques grecques, comme celle du [[tyran]] [[Hiéron de Syracuse]], en l'honneur duquel il compose la ''Première Pythique'', ou celle du roi de [[Cyrène]], pour lequel il compose les ''Pythiques'' III et IV. Sur ce terrain, il est concurrencé par le poète [[Bacchylide]], caractérisé par son style plus élégant. Il adopte dans l'ensemble un point de vue panhellénique. Il considère ainsi les [[Guerres médiques|invasions perses]] comme une menace pour la [[Grèce]] dans son ensemble.
 
== Œuvre ==
 
Le corpus pindarique nous est parvenu sous la forme de [[Papyrus (papier)|papyrus]] (du {{IIe siècle av. J.-C.}} au {{IIe siècle}} ap. J.-C.), comprenant de nombreux fragments de péans et des épinicies. Nous disposons également des manuscrits ({{XIIe s}} et {{XIIIe siècle}}s), parmi lesquels les plus importants sont l’''Ambrosianus'' C222, le ''Vaticanus Græcus'', le ''Laurentianus'' et le ''Parisinus Græcus''. Ils proviennent d'une sélection effectuée au {{IIIe siècle}} et ne comprennent que des épinicies.
 
Nous avons conservé de Pindare quatre livres d'[[épinicie]]s ({{grec ancien|ἐπίνικοι}} / ''epinikoi''). Il s'agissait de chants de victoire composés en l'honneur des vainqueurs des quatre [[Jeux panhelléniques]], chantés ensuite par des chœurs de danseurs sur le passage du vainqueur. Dans ses épinicies, Pindare ne célèbre pas tant la performance sportive que la valeur personnelle de l'athlète : sa victoire reflète le triomphe du Beau et du Bon sur la médiocrité.
 
Les épinicies ne représentent qu'une faible partie de l'ensemble de son œuvre, qui comprenait également des [[hymne]]s, des [[péan]]s, des chants de procession, des chants pour chœurs de vierges (parthénies), des chants de louange, des chants à boire, etc. L'ensemble constituait 17 livres, édités par les grammairiens alexandrins [[Zénodote]] et [[Aristophane de Byzance]] à partir de copies ou des éditions originales. C'est Aristophane qui regroupe les ''Odes'' en quatre livres, suivant les Jeux concernés : les ''[[Olympiques (Pindare)|Olympiques]]'', les ''Pythiques'', les ''Néméennes'' et les ''Isthmiques''.
 
== La question pindarique ==
 
Les odes pindariques ne se conforment à aucun plan. Le poète lui-même déclare dans sa X{{e}} ''Pythique'' : « semblables à l'abeille, mes beaux hymnes de louange volent d'un sujet à l'autre. » Cette variété et cette volatilité ont donné à Pindare la réputation d'un poète difficile, voire abscons. De ce fait, il a ses détracteurs, dont [[Voltaire]] n'est pas des moindres : dans une lettre à son ami Chabanon, il le nomme « l'inintelligible et boursouflé Pindare ». Si les Grecs l'ont très vite porté au pinacle, Hérodote parmi les premiers, Pindare n'a pas d'imitateurs. Il fut admiré par [[Horace]] et [[Quintilien]], puis par les poètes français de la [[Renaissance artistique|Renaissance]], au premier rang desquels [[Pierre de Ronsard]]. On doit à [[François Rabelais|Rabelais]] le verbe moqueur « pindariser », en référence aux émules du poète lyrique.
 
À l'[[époque hellénistique]], [[Aristophane de Byzance]] et [[Aristarque de Samothrace]] le placent dans le [[Canon alexandrin]]. Ils établissent une édition sur laquelle les philologues se sont longtemps fondés : en effet, il semble peu probable que les odes de Pindare aient été couchés par écrit du vivant de leur auteur. Les grammairiens hellénistiques fixent le texte sous la forme de ''cola'' (du grec {{grec ancien|κῶλα}} / ''kôla'', « membres », puis « périodes oratoires »). Il faut attendre le {{XIXe siècle}} et les travaux d'August Bœckh (''Pindari opera quæ supersunt'', Leipzig, 1811–1881) pour voir reconstruit le vers pindarique, d'autant plus difficilement que chaque ode possède son propre système métrique.
 
Se pose ensuite la question de l'unité de l'ode. Un premier courant de la recherche, qualifié d'« historiciste », représenté par des auteurs comme Bœckh et [[Ulrich von Wilamowitz-Moellendorff|Wilamowitz]] ({{s-|XIX|e}}), s'attache à repérer dans le texte des éléments biographiques ou historiques. Un autre courant préfère se focaliser sur l'« idée lyrique » se trouvant derrière chaque art (Dissen, Metger, Croiset, {{s-|XIX|e}}). La critique contemporaine tente pour sa part de relever la récurrence de motifs et d'images.
 
 
 
;Éditions
* {{Voir référence auteur|Référence:Œuvres (Pindare)}}.
 
;Études
* Philippe Brunet, « La ''Première Pythique'' de Pindare : mètre, strophe et traduction », Bulletin de l'association Guillaume Budé, {{numéro}}3 (1996), Les Belles Lettres, Paris, 1996.
* {{en}} Richard Hamilton, ''Epinikion: General Form in the Odes of Pindar'', De Gruyter, La Haye, 1974.
* [[Jean Irigoin]], ''Histoire du texte de Pindare'', Klincksieck, Paris, 1952.
* {{STLB}}.
* {{en}} David C. Young, « Pindaric criticism », ''Pindaros und Bacchylides'', Wissenschattliche Buchgesellschaft, Darmstadt, 1970.
* Jacqueline Duchemin, ''Pindare poète et prophète'', Les Belles Lettres, Paris, 1956.
* {{en}} William Mullen, ''Pindar and Dance'', Princeton, 1982.
* [[Pascale Hummel]] :
** ''La Syntaxe de Pindare'', Peeters, Paris-Louvain, 1993,
** ''Philologica lyrica. La Poésie lyrique grecque au miroir de l’érudition philologique de l’Antiquité à la Renaissance'', Peeters, Paris-Louvain, 1997,
** ''L'Épithète pindarique. Étude historique et philologique'', Peter Lang, Bern, 1999.
 
 
 
 
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{{Commonscat|Pindar|Pindaros}}
=== Levrioù ===
 
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